Chaque année, plus de 1300 hectares d’espaces agricoles disparaissent en Indre-et-Loire

 

Le phénomène d’étalement urbain et son corollaire, l’artificialisation des sols, sont très préoccupants : ainsi, ces dernières années en Indre-et-Loire, plus de 1 300 hectares de terres agricoles disparaîtraient, on observe même une accélération du phénomène par rapport aux années 90 (l’artificialisation des sols progresse de +2.4% par an en moyenne).

Au niveau régional, ce sont 5 700 ha de terres agricoles qui disparaissent chaque année depuis 15 ans, soit l’équivalent de la superficie de 3 communes par an. A ce rythme, les espaces urbanisés en région Centre auront doublé d’ici 55 ans (voir étude citée infra).

Dans le cadre de son plan d'action prioritaire et face à ce constat, la DDTDirection Départementale des Territoires a souhaité mettre en place un dispositif partenarial d’observation et de limitation de la consommation d’espace.

Cette action a été intégrée au Plan d'Action pour la Croissance Verte en Indre-et-Loire.

Une première réflexion partenariale a lieu en Indre-et-Loire dès 2008, dans le cadre de la circulaire dite "Barnier" sur l’agriculture, l’urbanisme et les territoires.

Les lois Grenelle I et II du 05/08/2009 et du 13/07/2010 renforcent la prise en considération des enjeux de consommation d’espace et de densification des espaces urbains.

La loi de Modernisation de l’Agriculture et du la Pêche du 28/07/2010 fixe quant à elle un objectif de division par 2 de la perte des surfaces agricoles d’ici 2020, et met en place de nouveaux outils pour atteindre cet objectif.

Elle crée notamment des Commissions Départementales de la Consommation des Espaces Agricoles, chargées d’émettre un avis sur les projets de type autorisations d’urbanisme, cartes communales, plans locaux d’urbanisme, schémas de cohérence territoriale. En Indre-et-Loire, la CDCEA a été créée par arrêté préfectoral du 3 mai 2011.

A ce jour, l’observatoire regroupe des analyses issues de différences sources mobilisables : enquêtes statistiques sur l’occupation des sols, bases de données sur les autorisations de construire, données cadastrales, recensements INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques, référentiels géographiques, etc. auxquelles s’ajoutent les travaux menés par d’autres acteurs locaux (agence d'urbanisme de Tours, SAFER Centre ...)

L’observation se développe selon trois axes :
 la surface et la localisation des espaces artificialisés
 la notion de densité
 l’évolution des caractéristiques socio-économiques des espaces nouvellement urbanisés.

Le diaporama ci-joint présente les premières analyses et leurs enseignements.

Pour en savoir plus : la DREAL Centre a mené en 2010 une étude sur l’étalement urbain en région Centre