Le risque mouvement de terrain

 

Qu'est-ce qu'un mouvement de terrain ?

Un mouvement de terrain est un déplacement plus ou moins brutal du sol ou du sous-sol en relation avec la nature et la disposition des formations géologiques. Il est dû à des processus lents de dissolution ou d'érosion favorisés par l'action de l'eau et de l'homme.

Comment se manifeste-t-il ?

1- Des mouvements lent et continus :

  • Affaissement  : évolution de cavités souterraines dont l'effondrement est amorti par le comportement souple des terrains superficiels. Ces cavités peuvent être des vides naturels par dissolution de roches solubles (calcaires, gypse…), des ouvrages souterrains exécutés sans précaution, des carrières souterraines (calcaire, craie...)
  • Glissement de terrain  : déplacement par gravité d'un versant instable. De vitesse lente (inférieure à quelques décimètres par an), ils peuvent s'accélérer en phase paroxysmale (jusqu'à quelques mètres par jour) pour aller même jusqu'à la rupture. Ils peuvent intéresser les couches superficielles ou être profonds (plusieurs dizaines de mètres). Dans ce dernier cas les volumes de terrain en jeu peuvent être considérables (plusieurs millions de m3affectant 50 ha à Harmalières, dans l’Isère, en 1981)
  • Phénomène de retrait - gonflement des argiles  : lié aux changements d'humidité des sols très argileux (capables de fixer l'eau disponible, mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse), ce phénomène peut provoquer des dégâts importants sur les constructions. Plusieurs dizaines de milliers de constructions ont ainsi été endommagées au cours des divers épisodes de sécheresse et de réhydratation des sols qui ont suivi et qui ont affecté la France depuis 1989.</ul>

2- Des mouvements rapides et discontinus :

  • Effondrements  : déplacement vertical instantané de la surface du sol par rupture brutale de cavités souterraines préexistantes, naturelles ou artificielles (mines ou carrières), avec ouverture d'excavations grossièrement cylindriques (fontis)
  • Coulées boueuses et torrentielles  : phénomène caractérisé par un transport de matériaux sous forme plus ou moins fluide : coulées boueuses sur des pentes par dégénérescence de certains glissements avec afflux d'eau, coulées torrentielles dans le lit de torrents au moment des crues.
  • Chutes de pierres, de blocs, écroulement de masses rocheuses  : mouvement rapide, brutal résultant de l’action de la pesanteur, affectant des matériaux rigides, durs et fracturés.

Quelques mouvements de terrain marquants dans le département :

chinon-1921

Régulièrement des accidents très ponctuels (quelques m3 de matériaux) surviennent le long des coteaux abrupts d'Indre-et-Loire. Depuis1986, aucune victime n'est à déplorer. Ce bilan tient bien souvent à la chance comme ce fut le cas à Tours (Sainte-Radegonde) le 29 janvier 1985 ou deux personnes furent évacuées de leur maison juste avant qu'elle ne fût ensevelie par un écroulement de la falaise, ou le 26 février 1994 à Rochecorbon où un écroulement de plusieurs centaines de mètres cubes a épargné une habitation toute proche et ses habitants.
Parmi les catastrophes recensées en Indre-et-Loire qui ont causé le plus de victimes, on peut citer celle de Ports-sur-Vienne (25 morts le 11 août 1880) et celle de Rochecorbon (14 morts en 1819, 11 morts le 29 janvier 1820, 3 morts le 1erjanvier 1933).
D'autres mouvements de terrain n'ont pas fait de victimes mais sont importants par la surface concernée. Il s'agit dans ce cas d'anciennes carrières souterraines de tuffeau dont les piliers cèdent :

  • Chinon, le 14-15 août 1921, une quinzaine d'habitations ont été affectées et quelques caves détruites par un affaissement sur plus de un hectare (photo ci-contre) ;
  • Crouzilles, plusieurs affaissements se sont produits dont le dernier, le 1eraoût 1990, a abaissé de 4 mètres un hectare de cultures.

Depuis 1989, les périodes de sécheresse et celles de réhydratation qui ont suivi sont la cause de fissurations de maisons construites sur des argiles rétractables. Ce phénomène a pris une ampleur particulière en 2003, année pendant laquelle la sécheresse estivale a été particulièrement intense.
Nombreuses sont les communes qui ont été touchées et continuent à être touchées en Indre-et-Loire. Un certain nombre d'entre elles ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour ce type de phénomène.

- Que font les autorités pour limiter les risques ?
- Que peut faire la population pour limiter les conséquences du risque mouvements de terrain ?
Le risque de mouvements de terrain en Indre-et-Loire (dans le cadre de PPRNPlan de prévention des risques naturels : plan de prévention des risques naturels) est illustré de trois cartes :

A télécharger :
 

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Aléa, retrait et gonflement des argiles